Odile BRUDER -  Traductrice  anglais - espagnol > français
  Spécialisée en écologie et environnement


English






ACCUEIL
TRADUCTION
DÉONTOLOGIE
CV
DEVIS
RESSOURCES
RÉFÉRENCES
CONTACT
PARTENAIRES

 Les photos sont principalement extraites des guides de visite des Parcs Nationaux ou du site  www.mma.es, et sont propriété de l'Organismo Autónomo Parques Nacionales.

Extraits du Guide de visite du
Parc National de Doñana

Ed. Organismo Autónomo Parques Nacionales
Marisma


Auteurs :
Amelia Castaño Corral,
Jesús Mateos Mateos,
Maria Luisa Rivera Silva



La marisma c'est Doñana ; c'est l'écosystème le plus important du parc, et celui qui contribue au caractère unique de ce milieu. C'est une zone humide d'importance exceptionnelle, un lieu de passage, de reproduction et d'hivernage pour les oiseaux européens et africains (....)
En automne, le marais s'inonde avec les premières pluies, en hiver il prend l'apparence d'un grand lac peu profond rayé par les lignes rosées des grandes bandes de flamants, ou moucheté des silhouettes de milliers d'oies et de canards. Au printemps, une profusion d'oiseaux et de poussins barbote au milieu d'un tapis vert parsemé de petites fleurs de renoncules. L'été, le marais est un désert d'argile craquelée et poudreuse qui projette des mirages ondoyants et découpe sur l'horizon incroyablement rectiligne les silhouettes sombres de chevaux et de vaches épuisant les derniers brins d'une végétation desséchée. (...)
Les dunes et corrales composent un des paysages les plus spectaculaires de Do
ñana. Des océans de sable fin et doré se déversent sur les petites pinèdes qui survivent à grand peine entre deux vagues. Après le passage de la dune, la végétation renaîtra à nouveau avec un acharnement têtu et toujours vainqueur, retenant et transformant les sables insolents en un paysage docile de douces ondulations, peuplé de pins et d'épais buissons de lentisques, genévriers et palmiers nains. 
Talève sultane

Armeria pungens
Lynx pardelle





Extraits du Guide de visite du
Parc National des Picos de Europa

Ed. Organismo Autónomo Parques Nacionales
Ours brun
Coordinateur :
Miguel Menéndez de la Hoz

En raison de son inaccessibilité, de son climat difficile et de son isolement séculaire, la région des Picos de Europa s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui dans un état de conservation plus qu'acceptable avec une importante couverture boisée, une grande diversité d'espèces animales et un territoire peu modifié. L'arrivée de l'homme moderne, depuis 80 ans, a malheureusement entraîné la disparition de deux espèces animales, une sous-espèce du bouquetin des Pyrénées (Capra pyrenaica subsp. lusitanica) considérée comme éteinte sur tout le territoire de la péninsule et donc irrécupérable, et le gypaète barbu, dont on espère qu'il recolonisera prochainement les Picos de Europa grâce à des individus erratiques observés ponctuellement sur le territoire, originaires des Pyrénées où est établie une population reproductrice en accroissement.
Nous sommes en présence de l'une des rares zones géographiques européennes de grande étendue (le Parc national compte 65 000 ha) qui a conservé sa faune primitive (à l'exception des deux espèces citées). Cependant, certaines espèces ne possèdent plus que des populations réduites, comme le grand tétras, le loup, le saumon, le lièvre, l'aigle de Bonelli et l'ours brun.
Le Parc national s'est aujourd'hui investi dans de sérieux et rigoureux programmes de conservation pour que les espèces menacées d'extinction ou celles dont les populations sont très réduites puissent être encore admirées par les générations futures.

Picos de Europa  
Aigle royal

Isard




Haut de page

Autour de Cabrera
Extraits du Guide de visite du
Parc National maritime et terrestre
de l'Archipel de Cabrera

Ed. Org. Autónomo Parques Nacionales




Auteurs :
Miquel Frontera
Antoni Font
Jordi Muntaner
Josep Amengual





L'archipel des Baléares situé au centre du bassin méditerranéen occidental est formé de cinq grandes îles et 189 îlots pour une superficie totale de 5 014 km². L'archipel de Cabrera représente 0,26 % de cette superficie. Les Baléares sont des îles continentales c'est à dire qu'en des temps géologiques reculés elles faisaient partie de territoires plus étendus rattachés au continent. Au Pliocène, il y a 4 millions d'années, elles se sont séparées du continent en deux sous-ensembles, les Gymnésies constituées par Majorque, Menorque et Cabrera et les Pitiuses formées d'Ibiza et de Formentera. A partir du Quaternaire, les variations du niveau de la mer dues aux glaciations ont uni puis séparé ces îles. Il y a environ 12 000 ans, Cabrera s'est définitivement séparée de Majorque.

Le lézard des Baléares (Podarcis lilfordi)
Ce lézard est un petit saurien de la famille des lacertidés. Son activité dépend de la chaleur ambiante, c'est pourquoi on le voit surtout durant les mois chauds. Dix sous-espèces différentes de Podarcis lilfordi vivent dans l'archipel de Cabrera, presque une par îlot. Les conditions environnementales changent beaucoup d'une île à l'autre. L'illa dels Conills, avec ses 136 ha couverts d'une épaisse garrigue à olivier sauvage et genévrier de Phénicie et son importante population de goélands leucophées est très différente de la petite Illa de ses Bledes couvrant à peine un demi hectare et si plate qu'une tempête pourrait la dévaster entièrement. Les différentes populations de lézards, toutes semblables il y a 12 000 ans, se sont différenciées pour s'adapter au mode de vie propre à chaque îlot.




Lézard des Baléares

Haut de page


Extraits du Guide de visite du
Parc National de Sierra Nevada

Ed. Organismo Autónomo Parques Nacionales

Direction et coordination
Javier Sánchez
José Pino

Capra pyrenaica hispanica

La violette endémique de Sierra Nevada, joyau botanique des hauts sommets.
La violette de Sierra Nevada (Viola crassiuscula) pousse sur les terrains caillouteux et rocailleux mobiles à partir de 2 500 m d'altitude ; c'est l'une des plus belles plantes endémiques du Parc national. Ses fleurs vont du blanc au violet en passant par les tons rosés et lorsqu'elle fructifie, elle porte de petites capsules qui s'ouvrent en trois pour libérer de minuscules semences. C'est une espèce relativement fréquente dans son milieu mais qui se raréfie dans les endroits les plus visités par les touristes. L'important rôle écologique de cette plante sur les hauteurs de Sierra Nevada en interdit toute cueillette.

Violette de Sierra Nevada
Photo Eduardo León Ruiz

Lac glaciaire  
Photo Oliver Beckstein


Jonction géodésique de l'Europe avec l'Afrique par le biais du Mulhacén (1879)


Parmi les nombreux faits qui ont marqué l'histoire de Sierra Nevada, un des plus curieux a été sa participation à la jonction géodésique de l'Europe avec l'Afrique en 1879. Cette année là, les cartographes de l'armée espagnole en association avec les français menèrent à bon terme les travaux de triangulation entre les pics Mulhacén et Tetica de Bacares (Almería) en Espagne et les monts Filhaoussen et M'Sabiha en Algérie.

Pour réaliser ces travaux, il fallut construire au sommet du Mulhacén des abris pour le personnel civil et militaire et y transporter toute la machinerie nécessaire pour produire des signaux lumineux au moyen de lampes à pétrole et de lampes électriques, ainsi que des instruments scientifiques de précision. Le transport de ce matériel jusqu'au sommet au moyen de charrettes à boeufs (parties de Vélez de Benaudalla via les Alpujarras par le Guadalfeo, Pitres et l'ascension du Jabalí) dura dix-huit jours.

Après vingt jours d'observation sous les intempéries, les observateurs reconnurent, le 9 septembre, les signaux lumineux en provenance du Tetica de Bacares et du M'Sabiha et durent attendre jusqu'au 23 septembre pour percevoir ceux du Filhaoussen, alors qu'ils étaient sur le point d'abandonner les travaux après de fortes chutes de neige.







  Extraits du Guide de visite  du
Parc National de Cabañeros

Ed. Organismo Autónomo Parques Nacionales
La raña
Auteur :
José Jiménez García-Herrera

(...) L'autre composante du relief du Parc est la grande  plaine ou raña qui descend en pente douce et régulière depuis les contreforts quartzitiques méridionaux du massif anticlinal et des crêtes externes de la sierra de Miraflores et tronque les couches schisteuses ordoviciennes-siluriennes du synclinal d'Alcoba, les recouvrant de façon presque ininterrompue par le fanglomérat pierreux qui la constitue. Les rañas sont des reliefs exceptionnels car ils ne se rencontrent que dans le centre et l'ouest de la péninsule Ibérique ; ils nécessitent un cadre lithologique et structural très strict et sont le résultat d'une combinaison particulière de phénomènes géomorphologiques qui correspondent à des périodes de crises climatiques. Ils constituent les restes d'un élément de base du paysage morphologique des régions de socle et des vallées intérieures péninsulaires de la fin du Pliocène et du début du Quaternaire, avant l'installation du réseau hydrographique actuel. Celle qui nous intéresse se trouve exceptionnellement bien conservée ayant été pratiquement épargnée par l'érosion fluviale.
Guide de visite

Le vautour moine a une envergure de 2m50 à 2m95.
Son plumage brun-noir et sa queue courte rendent cet oiseau pratiquement impossible à confondre avec une autre espèce. Les jeunes de l'année sont d'un noir brillant et leur tête est recouverte d'un court duvet noir. Lors de la deuxième année, ce duvet noir est remplacé progressivement par un duvet blanchâtre.
Ils atteignent leur maturité sexuelle entre 5 et 7 ans ;
à cet âge, leur plumage est devenu brun-noir et le duvet noir qui couvrait leur tête se réduit à un cercle autour de l'oeil.


Vautour moine





Haut de page




Dernière mise à jour : mars 2011

copyright © Odile Bruder. 2004